Le mercredi 15 juillet, à 13 heures, la foudre s’est abattue sur notre colline. La communauté avait quitté le réfectoire: Nos hôtes se trouvaient encore à table, au nombre de douze, répartis en deux tablées. Mère Catherine et l’une de nous les ont rejoints . L’heure est à la détente et à la rencontre. Et, soudain, ceux qui font face à la fenêtre voient apparaître , au-dessus du jardin, une boule de feu qui vole en éclats, provoquant une violente déflagration. Certains restent figés sur place, d’autres se lèvent. L’effroi se lit sur tous les visages. Tous diront ensuite qu’ils ont pensé à une bombe. Au même moment, descendant du parloir à la cuisine avec un plateau, une sœur s’engage dans le cloitre lorsqu’un éclair arrive par-dessus le toit de l’église et plonge dans le petit jardin du cloître, immédiatement suivi d’une puissante déflagration. D’autres sœurs, alertées par l’éclair ou le tonnerre, ont compris que tout s’est passé près de nous.
Nous ne tardons pas à découvrir que les installations téléphoniques sont gravement endommagées . Mais nous sommes saines et sauves, convaincues que cela tient du miracle. L’impact de foudre, le baiser de feu, s’est posé sur une pièce métallique de l’étendage qui jouxte le jardin potager et la mise à terre l’a conduit sur le dallage, alors que tout autour, la végétation aurait rendu possible un départ de feu . Le lieu était désert, celle qui s’y rend chaque jour à cette heure ayant été retenue par un empêchement…
Une heure plus tôt, à l’office de Sexte, nous avions chanté:
Jérusalem, des montagnes l’entourent;
ainsi le Seigneur: il entoure son peuple,
maintenant et toujours (Ps 124, 2).
